Source : Australian Jeweller, mars 1998
Les progrès de la perle de Chine
Lors de l'exposition de joaillerie et d'horlogerie de Miller Freeman, organisée en septembre 1997 à Hong Kong, le représentant de Australian Jeweller a eu le plaisir d'assister au tour d'horizon de l'industrie de la perle effectué par un représentant de l'Institut américain de gemmologie (Gemmological Institute of America - GIA) qui y loua les progrès de la filière chinoise des perles d'eau douce cultivées, disant que la qualité de ces perles s'améliorait rapidement et qu'elles pouvaient désormais être considérées à juste titre par les joaillers comme un produit attrayant, concurrentiel et tout à fait légitime.
Leur moindre coût permet au détaillant d'encourager son client à acheter plusieurs rangs colorés pour le prix d'un seul rang de qualité Akoya, à la différence de ce qui se faisait jusque-là.
Jusqu'à il y a peu de temps, les perles d'eau douce cultivées par les Chinois comportaient un nucléus fait d'un fragment de manteau prélevé sur un mollusque et implanté chez l'animal hôte. Les huîtres Akoya, par contre, sont greffées au moyen d'une petite particule sphérique découpée dans la coquille d'une moule d'eau douce américaine.
Récemment, le procédé japonais d'implantation d'un nucléus sphérique a porté ses fruits pour les perles d'eau douce des producteurs chinois. Les négociants en perles qui fréquentent les expositions du monde entier savent que les rangs de perles chinoises rondes et blanches abondent. On y distingue facilement une teinte blanc rosé, un trait jusqu'à présent plus caractéristique des perles japonaises Akoya que d'un produit en provenance de Chine.
Le blanchiment des perles est l'un des procédés qui préoccupent les experts. Il remonte à des temps ancestraux, certes, mais la presse internationale s'inquiète depuis deux ans du procédé utilisé par les Chinois, susceptible d'endommager la surface de la perle. C'est pourquoi les joaillers se sont vu conseiller d'examiner à la loupe ce type de perle avant tout achat.
À l'heure actuelle, toutefois, les intervenants du secteur perlier semblent confirmer que les perles d'eau douce de culture chinoises de bonne qualité sont en train de se créer un créneau, au moment même où les éleveurs japonais ont du mal à livrer des quantités suffisantes, notamment dans la région du Japon fameuse pour les perles Biwa, où la pollution les a contraint à abandonner le lac et à interrompre ainsi la production de ce que d'aucuns considéraient comme la plus belle des perles d'eau douce.
Un défi attend le détaillant de perles d'eau douce : il doit convaincre le consommateur que la perle qui leur convient le mieux n'est pas nécessairement une perle parfaitement blanche et ronde. Le produit des efforts chinois est revêtu d'une couche de nacre épaisse à demie translucide, et la perle baroque fait étinceler la personnalité de la femme qui la porte, particulièrement celle des plus jeunes qui, jusqu'alors, devaient se contenter d'un produit à base de nacre pour des raisons de prix.


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